Association Collectif Coustellet-Luberon

 
Pourquoi cette usine EBV est une aberration...


Nos raisons principales pour s'opposer à la construction de cette usine à Coustellet.


Une usine au sein d'une zone urbanisée !

EBV, et les pouvoirs publics, veulent implanter cette nouvelle usine

  • au sein d'une zone urbanisée en cours de développement, une déviation est même prévue pour diminuer les nuisances,
     
  • près d'un collège, près d'écoles et près d'une crèche en construction,
     
  • à proximité de commerces (les plus proches à 100 mètres), de maisons (les plus proches à 25 mètres),
     
  • à proximité de notre marché-paysan qui contribue largement à la renommée de Coustellet et qui attire beaucoup de monde pendant de nombreux mois.
     
  • au milieu d'une entité industrielle existante (Cave + distillerie),
     

Compte tenu de tous les risques et nuisances présentés dans la suite de cette page,
il est inadmissible d'envisager qu'une telle usine soit construite dans Coustellet.
 

Deux vues aériennes pour mieux comprendre où se trouverait cette usine à Coustellet
(cliquez sur chaque photo pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre)
 
Vue générale Vue de détail
Implantation de l'Usine entre la Cave et la Distillerie Implantation de l'Usine entre la Cave et la Distillerie
 
Si vous connaissez Coustellet, vous pouvez constater sur la vue générale que de nombreuses constructions nouvelles sont apparues depuis cette photo, signe de l'expansion constante de ce lieu de vie.
 
 

Une nouvelle usine dans le Parc Naturel Régional du Luberon !

Nous sommes dans ce Parc, une zone déclarée « réserve de biosphère » par l'UNESCO en 1997.
Si ces mots ont un sens, ils doivent être respectés.Cet espace doit être préservé pour les générations futures.

Grâce à ce parc, notre région vit en grande partie du tourisme et de ses retombées. Ne l'oublions pas et ne mettons pas cette activité en péril. Les conséquences de l'implantation de cette usine seraient graves sur tout l'équilibre de la région.

 
Devons nous mettre en risque notre santé et la santé de nos enfants ?

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Un projet créant de nouveaux risques !

Aujourd'hui la distillerie de Coustellet fonctionne dans de bonnes conditions de sécurité et présente des risques techniques maitrisés.
Mais nous ne voulons pas des nouveaux risques qui seraient créés.
 

Des risques de pollution...

Selon les informations fournies par EBV, il existe des risques de pollution du sous-sol et du fossé de drainage en cas de dispersion accidentelle de produits toxiques.
 

Des risques d'explosion...

EBV signale aussi dans le dossier d'enquête d'utilité publique des risques d'explosion de silo.

Un "effet domino" important
La future usine et la distillerie vont être étroitement imbriquées, et seront à proximité de la cave viticole.
Un incendie, une fuite ou une explosion dans cette usine ou dans la distillerie pourrait avoir rapidement des effets désastreux sur l'autre entité, le sinistre de l'une se propogeant par "effet domino" à l'autre.
Ceci est souligné par les pompiers dans leur rapport.
 

De nouveaux risques identifiés
Environ 4,5 tonnes/heure de CO (monoxyde de carbone) transitent en conduites entre le gazéificateur et les moteurs.
Ce CO est mélangé à un peu de méthane et d'hydrogène, soit un total de 5,3 tonnes heure. Ce mélange est hautement explosif et peut conduire à un accident chimique majeur, tel que la constitution d'un nuage explosif au-dessus de l'usine suite à une simple fuite ou bien à une rupture de conduite.

De nombreux cas d'explosion aérienne se sont produits en milieu industriel, malgré toutes les mesures de sécurité en place.
Les effets sont désastreux (morts, destruction de bâtiments sur un large périmètre et incendies). Ceci est tout à fait inacceptable pour un village comme Coustellet. De nombreux exemples peuvent être cités.
 

Des risques techniques...

L'ADEME (Agence de l'Environnement et de Maitrise de l'Energie) conclut dans une étude sur la gazéification de la "biomasse" que le type de gazéificateur proposé par EBV n'est pas adapté à la production d'électricité. Ceci est lié principalement à la production de goudrons qui ne sont pas éliminés et qui empêchent les moteurs de fonctionner correctement.
 

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Un projet apportant de nouvelles nuisances !

Des Rejets néfastes dans l'atmosphère...

La liste des produits rejetés chaque année est transmise dans le rapport EBV :

  • 210 tonnes d'oxyde d'azote
  • 510 tonnes de monoxyde de carbone (CO), un gaz mortel
  • 21 tonnes de composés organiques divers et inconnus, on peut donc tout imaginer, nous n'en connaissons toujours pas la composition.
  • 27 tonnes d'acide acétique
  • 6,3 tonnes d'éthyl-acroléine, extrèmement toxique et mutagène
  • 2,1 tonnes d'acide butanoïque ou butyrique, qui empeste même à très faibles concentrations
Des précisions sur les deux derniers corps toxiques

A cela, il ne faut pas manquer d'ajouter les milliers de tonnes de gaz carbonique (CO2) sortant des moteurs à gaz (équivalent à plus de 100 moteurs de voitures tournant 24 heures sur 24 à grande vitesse).

Un CO2 pas si inoffensif
Pour promouvoir cette usine dite "verte", on annonce que "Le bilan CO2 est considéré comme nul puisque le CO2 rejeté est uniquement celui que les végétaux ont fixé pour leur croissance".

Mais le CO2 absorbé par les végétaux sur de vastes surfaces en France (les plaquettes de bois provenant du Sud-Ouest par exemple) sera rejeté en un seul point à Coustellet. C'est un effet de concentration des rejets qui est inacceptable dans une agglomération.
Les écoliers, nos enfants, vos enfants vont en prendre plein les poumons.
 

D'autres composés à risque sont oubliés dans le rappport EBV.

  • Les poussières de bois, reconnues cancérigènes par le ministère de l'emploi
  • Les poussières fines de composition inconnues, constituées de résidus de gazéification.

    Des précisions sur ces poussières fines
     

Des déchets et pas uniquement de la "biomasse"

L'usine est présentée comme une usine verte faite pour traiter de la "biomasse"
Mais l'autorisation demandée par EBV pour la combustion (autorisation 2910B) est une autorisation pour des déchets.

Ceci concerne en particulier les déchets de bois. Ceci veut dire les déchets forestiers mais aussi les chutes de fabriques de meubles avec les plaquages en plastique, les colles, les vernis et des bois divers, comme les traverses de chemin de fer, les palettes ou des poteaux traités pourront être traités dans cet "incinérateur à bois".

Vu la variabilité de la composition de ces plaquettes, il sera difficile de tout éliminer...
 

Des normes très évolutives...

Même si EBV dit « être dans les normes », cela a peu de valeur, car les normes changent au cours du temps avec la progression de nos connaissances scientifiques et deviennent plus restrictives.
Rappelez vous de l'amiante, du tabac, des encres, peintures, vernis et autres colles, des tuyaux en plomb, du plomb dans l'essence, etc.

Il faut savoir aussi que les normes sur les incinérateurs sont est en cours d'évolution tant en France qu'en Europe.
 

Des Cendres...

Traiter des déchets produit des cendres, qui ici représenteront 3 à 5% de la matière première initiale...

Qu'est-il prévu dans ce projet pour le traitement des cendres ? Pour le moment, il est expliqué que quand une solution aura été trouvée, un projet spécifique sera établi... avec probablement une nouvelle enquête d'utilité publique.

Ceci n'empeche pas EBV d'annoncer froidement : "Quant aux déchets -des cendres issues du passage des matières premières de l'état solide à l'état gazeux-, ils seront valorisables en épandages agricoles". Ceci dans un article paru en janvier 2006.
Or, les composés cités plus haut rendent de facto l'utilisation des cendres en épandage complètement inconcevable. Ceci montre la méconnaissance totale d'EBV sur ce sujet, sur les risques encourus.
 

Des nuisances sonores et olfactives...

Les nuisances olfactives ? Nous avons déjà évoqué les "vertus" de l'acide butyrique.

Les nuisances sonores ? Les matières entrantes devront être broyées avant d'être traitées dans le gazéificateur

Ces broyeurs fonctionneront 24h sur 24. Même couverts par des capots, ils seront une source de bruit évidente. C'est une nuisance qui n'existe pas aujoud'hui.
 

Une Torchère à Coustellet qui ne fonctionnera pas en permanence... mais qui ne sera pas purement décorative !

Elle devra être utilisée dès que nécessaire pour éliminer le CO, ou monoxyde de carbone, produit en excès, en particulier en cas de dysfonctionnement ou de diminution de la demande d'électricité, avec toutes les nuisances sonores, visuelles et olfactives que cela comporte.
 

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Un projet expérimental !

Un site expérimental à Moissannes

Ce site est un prototype de 1MWe qui a fonctionné pour la 1ère fois à la mi juin 2006. Un tel site ne peut avoir d'autorisation de fonctionner, sans enquête d'utilité publique préalable, que pour une période de 6 mois renouvelable une fois. La 2ème tranche de 6 mois est venue à expiration le 4 janvier 2007. Après cette date, le pilote a été arrêté. il est actuellement en phase de "d'entretien".
Une nouvellle demande d'exploiter a été déposée à la Préfecture de Haute-Vienne et le dossier est en état d'examen "de recevabilité" par la DRIRE locale.


Pour information, vous pouvez consulter le rapport de la DRIRE établi avant le renouvellement de l'autorisation, ainsi que l'autorisation préfectorale qui a suivi.
Ce site devait permettre à EBV de calibrer et de tester ses installations sur un pilote de 1MWe. Mais aucune information sur le résultat de ces expérimentations n'a été rendu public.

Pour savoir à quoi ressemble le site de Moissannes, , site prévu pour 1 MWe, rendez vous en dernière page de la présentation suivante. N'oublions pas que l'usine de Coustellet est prévue pour une puissance de 12MWe, EBV ayant demandé une superficie d'un hectare pour l'implantation de son usine!
 


D'autres raisons de s'opposer à ce projet !

Des précisions sur le montage financier

Un projet pas si "privé"...

Dans ce projet, la société EBV (Energie Biomasse Valorisation) est le constructeur et l'exploitant.

L'investisseur est EDF Energies Nouvelles (EEN), filiale à 50% du Groupe EDF, les 50% restant étant répartis à parts égales entre l'actionnariat privé et la société SIIF Luxembourg (Société Internationale d'Investissements Financiers S.A.), une société luxembourgeoise.

Pour votre information, EEN envisage de devenir un acteur majeur du marché mondial de l'éolien et des énergies renouvelables. De plus, EDF lui a accordé l'exclusivité de ses activités en matière d'énergies renouvelables (hors grandes installations hydrauliques) et participe à toutes les décisions stratégiques de la firme.
 

Des facilités financières...

Ce projet devrait être financé pour partie par des subventions d'état, donc par l'argent du contribuable.

EDF a obligation de racheter au prix fort l'électricité produite (jusqu'à 300% du prix habituel) dans le cas d'usines de production de ce type.
Donc c'est aussi l'argent du consommateur qui aide à financer ces projets.
 

L'entrée en bourse d'EEN.

Le 29/11/06, EEN vient d'effectuer son entrée en bourse à Paris : "avec succès" au dire de Mr Mouratoglou, son président.

Voici la fin de l'article publié le 30/11 dans Libération :
Système d'aide
Si aujourd'hui produire de l'électricité verte, notamment à partir d'éoliennes, est une affaire rentable, c'est d'abord grâce aux subventions publiques. «C'est le principe même du marché, en Europe comme aux Etats-Unis. Il ne peut exister sans un système d'aides», assure Pâris Mouratoglou. Mais que se passera-t-il dans dix ou quinze ans, lorsque les gouvernements reverront leur copie ? «Pour l'instant, beaucoup de pays, comme la France, sont en retard sur leur objectif de production d'énergie renouvelable. Alors les aides sont plutôt à l'augmentation», poursuit-il.

Et Libé de conclure : Et, comme un effet domino, la Bourse suit. Logique.
L'effet domino prévu à Coustellet ne sera pas de même nature !!!

 

... Pour des projets très rentables !

EBV et EEN ne s'en cachent pas

  • EBV écrit que ces contrats, obligeant EDF à acheter au prix fort, sont destinés à assurer "un juste retour sur le capital investi" !

    Ce sont des propos lénifiants qui cachent un fait: le surcoût de 300% imposé à EDF par rapport au prix du marché l'a été en dépit des recommendations négatives de la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) qui juge ce surcoût bien trop élevé. Il en résulte des profits très importants. Dans le cas semblable des éoliennes, la CRE cite 20 à 40% de retour sur le capital investi !
    De même, la CRE a été saisie, le 7 juin 2006, d'un projet d'arrêté fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations qui valorisent le biogaz.
    Vous pouvez consulter son avis négatif.
     
  • EEN publie dans ses rapports sa volonté d' "optimisation des financements" par "la création des montages adéquats pour bénéficier pleinement des avantages en faveur des énergies vertes accordées par chaque pays."!
     

Tous calculs faits, le retour sur capital devrait être de l'ordre de 60%, et procurer à l'investisseur une "rente" d'environ 4,8 millions d'euros par an.
 

Un modèle économique critiquable !
Le modèle économique de l'usine de Coustellet se révèle alors très simple : EDF, entreprise où l'État est actionnaire majoritaire, garantit des rendements élevés grâce à des prix imposés. Elle assure ainsi un profit confortable aux actionnaires privés luxembourgeois.

On s'apprêterait ainsi à mettre en place un transfert permanent de l'argent public, (de nos impôts et de nos factures) vers des entités étrangères privées, au nom du développement expérimental de la filière "biomasse" en France.
 

Les Camions ?

On nous promet une diminution du nombre de camions. Mais de combien ? En réalité, 1 camion par jour en moyenne
 

Un approvisionnement en matière première garanti ?

De sérieux doutes pour les marcs de raisin.

Compte tenu des prévisions d'évolution de la consommation de vin, et des demandes d'arrachages de vignes, il est réaliste d'émettre de sérieux doutes sur la disponibilité des mêmes quantités de marc de raisin dans un futur proche.

Marcs de raisin qui trouvent aujourd'hui un usage très écologique pour l'agriculture.
 

Pour quel bénéfice pour notre région ?

Peu de créations d'emplois

  • 10 emplois permanents, probablement des spécialistes d'EBV venus d'ailleurs.
  • une centaine d'emplois pendant la construction, mais là aussi, une bonne partie de spécialistes des équipements à installer

Mais combien d'emplois existants ou potentiels menacés par l'impact de tels projets sur le tourisme ?
 

Avec plus d'inconvénients que d'avantages économiques
Peu de créations d'emplois, une taxe professionnelle dont on n'arrive pas à connaître le montant mais qui sera amputée de subventions, supprimées suite à l'arrivée de cette taxe, mais aussi :

  • Une dévalorisation de Coustellet, alors que beaucoup avaient eu des promesses de développement harmonieux et durable en venant s'y installer, sans savoir qu'ils viendraient se placer à côté d'une future usine chimique
     
  • Une dévalorisation de la région, une aberration environnementale, alors que le principal atout et le principal axe de développement de cette région est le tourisme
     

Une Usine ne Correspondant à Aucun Besoin Local
et Sans Bénéfice Réel pour La Région !

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La position de l'association Luberon Nature sur l'usine de Coustellet

En juillet, Luberon Nature a informé le public de l'existence de l'enquête d'utilité publique et depuis le début nous travaillons ensemble pour nous opposer à l'usine de Coustellet.

Début novembre, Luberon Nature a fait paraître des articles sur le projet d'Usine de Coustellet dans le journal "Le Pays d'Apt".
Nous vous invitons à lire ces divers articles sur :

Dans le même journal, R.Valentino, maire de Maubec, donnait ses arguments en faveur du projet.
Une position bien différente puisque, pour lui, l'Usine va "améliorer l'attractivité des lieux" !
 

Vous pouvez aussi consulter un extrait de leur dernière parution des "Brèves Nouvelles" (n°96 de janvier 2007), consacré au projet d'usine de Coustellet. remarques sur le rapport de l'enquête d'utilité publique.
 

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